Nature du Fonds Commun de Créances et règles attachées
aux créances titrisées
Le Fonds Commun de Créances, véhicule français de l'opération de
titrisation, est régi par la loi
n° 88-1201 du 23 décembre 1988 et le décret
n°89-158 du 9 mars 1989. Il est défini (art. 34) comme " ...une
copropriété qui a pour objet exclusif d'acquérir des créances et d'émettre
des parts représentatives de ces créances ".
Le Fonds Commun de Créances est une copropriété
sans personnalité morale
- La copropriété : une pluralité d'investisseurs
- La copropriété : une quote-part d'actif proportionnelle au nombre de
parts
- La copropriété : une gestion confiée à la Société de Gestion
Le Fonds Commun de Créances a pour objet
exclusif d'acquérir des créances
- Élargissement constant du champ des créances titrisables,
Autorisation pour :
- les créances résultantes d'opérations de crédit,
- de l'usage de cartes de crédit,
- des créances commerciales,
- des compagnies d'assurance,
- des créances de crédit-bail,
- des créances matérialisées par un titre…
- Élargissement de la nature de ces créances
Autorisation de titriser les créances immobilisées, douteuses ou
litigieuses.
- Élargissement des cédants potentiels
Les sociétés commerciales ont été admises dans le panel des cédants à
des Fonds Communs de Créances, de même que les collectivités
territoriales, ou encore les sociétés de crédit-bail.
- Avec la possibilité de rechargement du Fonds.
Possibilité pour le Fonds Commun de Créances d'acquérir des créances
postérieurement à l'acquisition initiale.
Le Fonds Commun de Créances émet des parts
représentatives des créances.
- Les parts sont des valeurs mobilières.
- Les parts ne peuvent pas être rachetées par le Fonds Commun de Créances.
- Le Fonds peut procéder à la réémission
de parts.
Le Fonds Commun de Créances a la possibilité
d'emprunter
Pour :
- prévenir le retard de paiement " technique " provenant des
créances,
- l'impossibilité temporaire de maintenir le volume des émissions de parts,
- l'augmentation du besoin de financement,
- ou en couverture du risque de défaillance.
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